L'oeil du cinéphile 06

EdiTo/ Profession de foi l'oeil du cinéphile 06

EdiTo/ "Profession de foi" L'oeil du cinéphile 06

 Comme l'aurait fait Tom Cruise dans "Jerry Maguire" voici ma note d'intention , ma profession de foi cinéphile lancée dans la jungle digitale  des blogs Cinéma . 

affich_309_1 Jerry Maguire

La finalité de ce blog est de vous faire partager mon amour du Cinéma , mes clins d'oeil de cinéphile sur des points de détail amusants ou passionnants, mes impressions sur l'actualité Cinéma, voir TV (au niveau des fictions) par l'écriture de critiques, le choix de bande-annonces de films attendus. Mon oeil se posera aussi sur l'Histoire du Cinéma en zoomant sur des classiques ou en constituant des TOP Cinéma par décennie.,

Le Cinéma américain constitue le socle de ma cinéphilie , mais des papiers sur le Cinéma européen (français, italien , anglais, scandinave...) asiatique , indien ou autres auront leur place aussi sur ce blog ! L'axe commun del'appréhension de ces Cinémas sera toujours à travers  le prisme de l'oeil du cinéphile et du feeling, l'oeil du cinefeel !!!!

,De manière plus ponctuelle et exceptionnelles je vous ferai part de mes sentiments parfois partagés sur la société actuelle et ses travers? Ce sera le citoyen-humain qui s'exprimera à travers les "humeurs sociétales" du moment ! La finalité reste le partage et l'interaction.

De plus cet édito a été "pondu" avec la musique originale de "Bullitt" en musique ambiante, si le film a vieilli , la musique de Lalo Schifrin reste un modèle intemporel de coolitude jazzy et groove ! L'essence du blog est en adéquation  avec cet esprit de ressenti instantané allié à un esprit d'analyse référencé !   

Ma farouche volonté de retranscrire par l'Ecrit mes sentiments cinéphiles a permis de matérialiser ce blog auquel je pense depuis longtemps. Ce support digital sera dédié aux amoureux du 7 ème Art ou aux spectateurs en leur proposant des avis Cinefeel forcément subjectifs ! Je parlerai  de ceux qui ont fait le cinéma (Hitchcock, Coppola, De Palma, Scorsese...), de la notion de genres (comédies, thrillers, films de SF...) et je vous ferai part de mes coups de coeur ou de mes déceptions de cinéphile.

J'essaierai d'alimenter ce blog régulièrement avec un "rythme" de 2 nouveaux "papiers" par semaine, avec un repère un petit oeil ou plusieurs pour "identifier" la cote du film ou du bouquin à mes yeux (voir petite "nomenclature" plus bas*), donc n'hésitez pas à y retourner si ça vous a plu!!!!

 N'hésitez pas non plus à "visiter" les différentes pages du blog au gré de vos envies car je vais essayer de parler du Cinéma sous toutes ses formes et dans des "factures" différentes (films indépendants, grosses productions...). Le dénominateur commun sera l'intéret suscité par le propos,les acteurs, le réalisateur,l'intrigue... tout ce qui fait l'attrait universel et fédérateur du Cinéma!

PS  "j'parle pas aux cons ça les instruit!" Michel Audiard / Le titre d'un film s'est glissé dans l'intitulé de la rubrique!!!!! (EdiTo!!!)

Vous pouvez retrouver mes avis cinefeel plus succins et diversifiés sur mon compte Twitter * et interagir en me donnant directement vos ressentis ! 

* compte twitter= @oeilcinefeel06

oeil dessinoeil dessinoeil dessin = J’adore oeil dessin

  

oeil dessin  = J’aime beaucoup oeil dessinoeil dessin

                      

oeil dessinoeil dessin= J’aime bien

                             

 = J’aime un peu           oeil dessin red =  J'ai pas "accroché" !      oeil dessin

                        

Avec possibilité de mettre des + ou des à ces appréciations purement subjectives, du moins "à mes yeux"pour mieux « cerner » mes sentiments !!!

 


BULLITT-COURSE POURSUITE

Posté par StefanoUS à 11:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


Avis Cinefeel sur "Brooklyn" de John Crowley avec Saoirse Ronan ...

Avis Cinefeel sur « Brooklyn » de John Crowley avec Saoirse Ronan, Emory Cohen , Domhnall Gleeson… Sortie Cinéma 09 Mars 2016

 

Brooklyn - Bande annonce [Officielle] VOST HD

Le premier plan du film s’ouvre sur Saoirse Ronan incarnant Eilis Lacey jeune irlandaise catholique effacée mais volontaire !

 

496599Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle prend bien la lumière et que son interprétation et son visage seront solaires tout au long du film ! 

Décidant de quitter son Irlande natale pour se retrouver à Brooklyn, Eilis (prénom quasi similaire et clin d’oeil à la « porte de l’immigration » Ellis Island) va devoir s’adapter à un nouveau mode de vie loin de sa famille.

Elle va faire face à son déracinement, dévoiler ses sentiments désorientés et peu à peu faire son apprentissage appliqué (la scène des spaghettis, son aisance relationnelle progressive…) et difficile face à une Amérique certes accueillante mais si différente

 

 

brooklyn

John Crowley (réalisateur irlandais) et Nick Hornby (scénariste et « adaptateur »  de l’histoire écrite par le  romancier irlandais Colm Toibin ) réussissent à nous transporter et à suivre avec empathie le parcours de cette jeune immigrée. Un beau portrait de femme forte tiraillée entre ses sentiments et ses 2 cultures dans l’Amérique des années 50  où l'héroine  peu à peu va s’affirmer et faire des choix."Brooklyn" est une  brise irlandaise aux "embruns romanesques" venant effleurer nos visages et nos rétines. 

Le film est un petit bijou où les maitres mots sont la délicatesse, la finesse et la sensibilité.

Le traitement n’est pas cliché et évite les écueils du maniérisme mièvre suranné et du pathos sans âme !

Et « Brooklyn » doit beaucoup à Saoirse Ronan, lumineuse et émouvante !

Saoirse est un prénom celtique signifiant « Liberté » ! Est-ce que ces origines irlandaises ont permis à l’actrice de se fondre avec autant de facilité apparente dans « l’âme » d’Eilis ?

2015-09-29_gor_13147960_I1

En tout cas Saoirse (21 ans) rencontre avec Eilis son premier grand rôle adulte après « Lovely Bones » (2010) et « Hannah » en 2011.

Nous sommes loin de la « collection Arlequin », ici, le charme « désuet » opère, il est subtile, classique et magnifié par la beauté de son interprète !

L’actrice était nommée aux Oscars 2016 pour ce rôle et ce n’était que justice !

Après le très réussi « Carol » de Todd Haynes le Cinéma US explore les années 50 à travers des portraits singuliers de femmes !

Si vous voulez voyager avec bonheur dans l’Irlande et le New York des fifties , courez-y !       

Posté par StefanoUS à 00:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

TOP CINEMA 2015 "Classement Cinefeel"

 ANNEE CINE 2015 

 

                      TOP 13

 

Le 21 décembre 2015 semble propice au bilan Cinéma 2015. Malgré tout, l'année dernière, la sortie tardive de "A Most Violent Year", film puissant aux accents "Lumet Seventies" avec un Oscar Isaac charismatique ( sortie 31 déc) avait chamboulé le Top 2014 en atterissant à la 4 ème place !

"The Big Short" pourrait faire office d'outsider logique, vu son casting et les retours favorables , sortie le 23 décembre 2015.

2015 a été l'année de l'Entertainment avec des suites historiques très attendues (Mad max/ Star Wars), un nombre conséquent de séquelles (Avengers) ou de franchises récurrentes (Spectre/007).

Et le corollaire de cette tendance est le nombre important de "rôles forts féminins" avec des action female heroes incarnées par Charlize Theron, Rebecca Ferguson, Emily Blunt...

2015 est aussi un festival de Cannes intéressant et fort cinéphiliquement parlant: Tale of tales / Dheepan/ Youth/ The Lobster/ Irrational Man/ la Loi du Marché/ Sicario/ Mon roi...

Comme l'année 2015 n' a pas été une super année à titre personnel  ce sera un Top 13 pour essayer de conjurer le sort et faire de 2016 une année forte faite de bonheur cinefeel et "générique" !

 

1) Mad Max Fury Road

Mad Max Fury Road - Trailer 2 VOSTFR [HD]

 

2 ans de post production / Charlize Theron-Furiosa badass au centre de l'histoire/ Un mythe revisité mais conforme à l'ADN de la saga, western post apocalypse/ punk/moderne/ punchy/ techniquement irreprochable... un MUST du genre et un incontournable tout court . Georges Miller au Top !

 

2) Mission Impossible V  Rogue Nation

MISSION : IMPOSSIBLE – ROGUE NATION - Bande-Annonce / Trailer #2 [VOSTF|HD1080p]

player" width="480" height="270">

Très proche de la 1ère place. Vu 2 fois au Cinéma comme le Mad Max. Film oscille avec maestria entre le style De Palma (la scène de l'opéra à Vienne) , Gerorges Miller (la course poursuite à moto) et le film classieux, vintage-moderne, survitaminé propre à son nouveau "showrunner Ciné" Christopher Mc Quarrie qui rempile pour le VI ! Le meilleur de la franchise , un Kiff !

3) Mon Roi

MON ROI - Bande-Annonce Teaser - Vincent Cassel / Emmanuelle Bercot / Maïwenn (2015)

Voici l'exemple type du "right movie at the right time" , étonnant me direz vous pour un film français !? Au départ je ne devais pas aller le voir mais mon attachement du moment à Vincent Cassel et à son jeu singulier aux accents "Depardiesques version Blier" m'ont décidé. Maïwen signe un film coup de poing sur le couple, le plus abouti de sa filmo. pas fédérateur mais j'ai beaucoup aimé et Vincent Cassel au Top !

 

4)  PAN 

PAN - Bande Annonce Officielle (VOST) - Levi Miller - Hugh Jackman - Garrett Hedlund - Joe Wright

player" width="480" height="270">

Vu bien après sa sortie, un dimanche après midi ! "Pan" de Joe Wright est un film que j'aurai aimé voir enfant ! Par sa créativité et ses partis pris novateurs, j'ai pu retrouver mon âme d'enfant , le temps d'une séance et ça n'a pas de prix ?!!! Sentiment très personnel et justifiant à lui seul , le concept de ce blog , le Cinéma comme un Feeling !

 

5) SICARIO

Sicario (2015 Movie - Emily Blunt) - Official Trailer

 Vu à Cannes en séance du matin à 8 H 30 et revu à sa sortie en Octobre en salles . Un début fracassant et une structure scénaristique linéaire ou tortueuse selon certains, un rythme indolent, une musique lancinante. On peut ne pas adhérer même si le film laisse son empreinte dans votre esprit (la patte Villeneuve?) bien après la séance. Emily Blunt attachante et convaincante en agent du FBI de terrain broyée et utilisée par le système. Un narco-thriller glaçant !

 

6) Ex Machina 

Ex Machina Official Teaser Trailer #1 (2015) - Oscar Isaac, Domhnall Gleeson Movie HD

 

 Quand Alex Garland acolyte et scénariste attitré de Dany Boyle se lance dans un huis clos SF aux accents indés, ça donne un petit bijou pernicieux, intelligent et imparable . Un casting royal : Alicia Vikander dans son meilleur rôle, Oscar Isaac et Domhnall Gleeson suivent et sont vraiment bons !

 

 6) Ex aequo : Suburra 

Quand le Cinéma italien renait de ses cendres avec le film de genre, en l'occurence les gangsters au sens large du terme , c'est excellent ! Stefano Sollima nous plonge dans la société romaine gangrénée par la corruption , la collusion et le vice . Un uppercut violent et stylisé où s'entremèlent sexe, drogue , mafia, guerre des clans, politiciens véreux, l'église vaticane.. Une qualité d'image à la Sorrentino, un parfum de Romanzo Criminale et de Gomorra (la série) font de "Suburra" l'un des chocs de 2015  !   

SUBURRA - Bande Annonce VOST

 

7) The Voices

"The Voices" de Marjane Satrapi - Bande annonce

player" width="480" height="270">

 Le 1er film dans lequel je peux dire 'j'ai apprécié Ryan Reynolds" en psychopathe benêt, écoutant "Monsieur Moustache" , cousin éloigné de Dexter, sous la direction inventive, barée , singulière, limite poétique de Marjanne Satrapi !

 

8) Star Wars 7 The Force Awakens

"Star Wars VII : The Force Awakens" : l'ultime bande-annonce dévoilée

player" width="480" height="270">

 Pas un adorateur transi et absolu de la saga mais un "client-consentant" du space opéra né à la fin des seventies et qui révolutionna l'industrie du Cinéma mondial. Le cahier des charges est respecté , un côté vintage assumé et revendiqué (pour les fans nostalgiques et les autres) ! Le charme opère et se renouvelle doucement . The Force awakens fait oublier la pâle et trop numérique prélogie !? Une femme (Rey/ Daisy ridley) est encore au centre de l'histoire ! Quelques bémoles mais du grand spectacle universel .

PS Film revu sur grand écran en VO et numérique en début janvier 2016 , côte revue à la hausse !

 

9) It Follows 

It Follows - Bande Annonce [VOST]

player" width="480" height="270">

 It Follows Vu à Cannes en 2014 / Petits moyens mais contrebalancés par l'inventivité  de David Robert Mitchell , capable de créer une ambiance opressante , de renouveler le slasher en y insérant des thèmes de société . Le réalisateur est cinéphile (rencontré et très abordable) et se positionne avec ce film comme un digne héritier des ambiances anxiogènes chères à John Carpenter .

10) DHEEPAN 

DHEEPAN de Jacques AUDIARD (Cannes 2015)

  Jacques Audiard est, pour moi, LE réalisateur numéro 1 du Cinéma français ! Chacun de ses films est un vrai voyage singulier , teinté de noirceur et visuellement maitrisé vers un nouvel univers ! Dheepan n'y déroge pas. Palme d'or à Cannes , le film aborde un thème sociétal mélangeant sciemment les genres et par la même peut être désarçonant . Un vrai choc , intelligent et forcément "interpellateur" !

 

11) Tale of tales 

4K: Tale of Tales | official trailer (2015) Salma Hayek

 Mon coup de coeur des films vus à Cannes (Dheepan, Mon Roi ont été vus lors de leur sortie nationale) Inventif, baroque, une relecture des contes italiens au vitriole. de la folie, du bizarre, du barré, Matteo Garrone propose un film pictural déroutant et déconcertant ! J'ai adhéré ! 

 

12) HACKER 

Black Hat 2015 Movie Trailer,Chris Hemsworth

player" width="480" height="270">

 Alors oui, le film a des défauts et n'est pas le meilleur Michael Mann . Mais certaines scènes et la 2 ème partie du film nous rappellent qu'il est un maitre incontesté de l'image, des gunfights, du rythme et de la mise en scène "nocturne" . Rien que pour cela  il mérite d'être défendu !

13) Avengers Age of Ultron

Avengers, L’Ère d'Ultron - Bande-annonce teaser en VOST (version longue)

J'ai préféré cet opus au 1er épisode . Le film frôle le jeu vidéo lors de sa scène d'ouverture mais pour le coup l'effet est garanti en 3D et pourtant pas fan du procédé ! Les personnages évoluent et deviennet plus adultes dans leurs interrogations. A voir comme une BD Marvel , divertissant et réussi !

 

Ce classement a été réalisé sur la base des sentiments puissants , divers et variés qu'ont pu faire naître ces films à un instant "t" ! La bien pensance et le conformisme version "intelligentsia" n'ont pas eu leur place ! Un seul mot : le Feeling Cinéphile c'est à dire  le Cinefeeling !

Posté par StefanoUS à 00:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]

J LAW fait sa Loi à Hollywood : Jennifer Lawrence un phénomène !

J Law fait sa Loi à Hollywood !

Portrait d’un phénomène de 25 ans : Jennifer Lawrence

 

jennifer-lawrence-4-jennifer-lawrence-chris-martin-wine-dine-and-sexy-time-jpeg-121505

 

 

Louisville la plus grande ville du Kentucky a vu naitre le 15 aout 1990 un beau bébé pas encore doté d’une voix rauque mais sûrement déjà avec un caractère bien trempé : Jennifer Lawrence !

Avant de devenir la « énième fiancée de l’Amérique » (America’s sweetheart) la jeune et talentueuse Jennifer Lawrence va connaitre la mise en lumière avec « Winter’s Bone » (2010) première nomination à l’oscar de la meilleure actrice in a leading role à 20 ans !

 

winters_bone_ver2_xlg1

Pas de parcours à la Liz Taylor ou à la Jodie Foster , « enfants stars » ayant confirmé leur statut ,Jennifer Lawrence a fait ses classes dans quelques séries TV mais va acquérir une vraie aura de star par ses choix et sa personnalité !

 

C’est donc en jouant une ado de 17 ans mais en ayant 20 ans en réalité qu’elle obtient sa première nomination à l’oscar ! Un rôle de « mère courage par procuration » dans un film indé poisseux où l’actrice crève l’écran. Natalie Portman emportera la statuette pour « Black Swan » !

 

Mais cette reconnaissance de son travail par le métier va booster son ascension  mais pas tout de suite . Elle sera dirigée par Jodie Foster dans « Le complexe du castor » en 2011 et connaîtra son premier rôle dans une franchise internationale avec Raven/ Mystique jeune dans « X Men le Commencement » de Matthew Vaughn . Elle enchaine en 2012 avec le 1er volet de « Hunger Games » et son personnage de Katniss qui connaîtra 3 suites !

jennifer-lawrence-hunger-games

 

La même année c’est la consécration avec « Happyness Therapy », sorte de  RomCom nouvelle génération « noircie » aux anxiolitiques , première rencontre avec son pygmalion et pourvoyeur de « rôles adultes » David O Russell .

Pour son rôle de Tiffany  veuve nymphomane névrosée acoquinée au bipolaire Bradley Cooper , elle obtient l’oscar de la meilleure actrice en 2013.

happiness-therapy-silver-linings-playbook-30-01-2013-16-11-2012-9-g

David O Russell lui écrira 2 autres rôles :

En 2013 elle incarne l’horripilante et hystérique Rosalyn dans « American Bluff » film « seventies » sur vitaminé et agaçant aux accents Scorsesiens . Résultat : Un Golden Globe Meilleur actrice dans un second rôle et une nomination aux Oscars dans la même catégorie.

En 2015 « Joy » sorte de biopic d’une ménagère mère célibattante, incarnation du rêve américain dans les années 90 va lui valoir une nomination à l’Oscar et un autre Golden Globe. O Russell décrit l'ascension difficile d'une américaine ayant sacrifiée sa carrière pour sa famille et devenant une business woman aux allures de "Parrain" dans le segment très ciblé de la serpillère miracle ! L'adhéson au film n'est pas totale car O Russell a quelques tics stylistiques mais Jennifer affirme son talent une fois de plus dans un rôle fort et adulte.  

 

JOY - Nouvelle bande annonce [Officielle] VOST HD

Jennifer Lawrence , même si elle incarne des femmes de différentes époques chez O Russell est bien une fille de son temps .

J Law international

Elle se fait « hacker » ses photos privées dénudées , enchaine les love story et fait la une des magazines.

Elle est l’égérie d’une marque de haute couture (Miss Dior), elle remet à sa place un journaliste aux derniers Golden Globe lors d’une conférence de presse… Elle vit sa vie à 100 à l’heure !

 

J Law est bel(le) et bien une Star internationale dans la plus pure tradition d’Hollywood mais avec en plus ce sentiment de modernité et de communion avec son époque !

Elle est talentueuse : Tarantino lui avait proposé le rôle de Daisy Domergue dans son « Hateful 8 » (finalement ce fut un autre Jennifer... Jason Leigh) mais elle dut refuser pour cause de surbooking ! Son projet de 2015 avec Spielberg sur Lindsay Addario reporter de guerre a été repoussé et semble définitivement enterré.

Mais la rencontre avec d'autres pointures de la réalisation semble inévitable.

En attendant elle lle tourne une RomCom SF avec Chris Pratt  « The Passengers »  sous la direction du norvégien Morten Tyldum (The Imitation game).

L’actrice enchaînera avec le nouveau film de Darren Aronofsky  le réalisateur de… « Black Swan » !

 Qui peut se vanter d’avoir à 25 ans (26 en 2016) une renommée internationale, d’être une des actrices les mieux payées et les plus reconnues d’ Hollywood, d'avoir su éviter les pièges et les démons de la célébrité, les choix hasardeux (quelques films mineurs) et un tempérament affirmé ?

 Pour mémoire sa passe d'armes improvisée et fun tout en humour avec Nicholson, libidineux ou séducteur (?) montre sa capacité à faire face à l'imprévu et son humour distancié bien affirmé !

jennifer-lawrence-jack-nicholson-oscars-02

 

Jennifer Lawrence est tout simplement un phénomène !

Elle a toutes les qualités pour que son rayonnement perdure et on Nous le souhaite !^^ 

Prochaine sortie Cinéma… « X men Apocalypse »    

Trailer X-Men: Apocalypse VOST

 

  

Posté par StefanoUS à 00:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Avis Cinefeel sur "10 Cloverfield Lane" de Dan Trachtenberg avec Mary Elisabeth Winstead, John Goodman...

Avis Cinefeel sur « 10 Cloverfield Lane » de Dan Trachtenberg avec Mary Elisabeth Winstead, John Goodman , John Gallagher Jr … Sortie Cinéma 16 Mars 2016

 

10 Cloverfield Lane (Calle Cloverfield 10) - Trailer V.O. (HD)

Qu’allait donc nous réserver JJ Abrams réalisateur de « StarWars The Force awakens »  pour son retour en tant que producteur via sa société Bad Robot ? Il l’avait été pour « Cloverfield » (2008) film d’invasion alien en mode found footage et y at-il vraiment un lien direct entre les 2 films, séquelle, préquel ou cousinage ?

10cl_poster

Le lien va exister sous forme de clin d’œil avec l’épilogue de « 10 Cloverfield Lane » mais le projet a sa « singularité propre » et nous embarque dans un tout autre « genre » : entre le film de séquestration et  le survival ! 

Michelle trentenaire en couple se dispute avec son amoureux au téléphone, prend la route, a un accident de voiture et se réveille dans un bunker face à un « geôlier inquiétant » lui certifiant qu’il a sauvé d’une attaque chimique ! 

cloverfield5-xlarge

Le pitch donne la tonalité du film, un huis clos oppressant, tordu, anxiogène, immersif, frisant le jubilatoire tant le spectateur peut s’identifier au personnage principal féminin ! 

Un jeu du chat et de la souris réinventé s’installe avec de la tension, du suspense. Les personnages sont « à double détente » : Howard (John Goodman « inquiétant à souhait ») est-il un taré incontrôlable ou finalement un « pragmatique prévoyant » confirmé par les évènements ? Michelle est-elle ce petit bout de femme victime plus ou moins consentante ou va-t-elle se révéler une « roublarde badass » guidée par son instinct de survie ?

10 Cloverfield Lane bénéficie d’un scénario malin (A noter la participation au script de Damien Chazelle , réalisateur de « Whiplash » et du très attendu « La La land » ) et d’une réalisation au cordeau ! Le film est plutôt une bonne surprise même si le dénouement « switch » dans un autre genre et peut désarçonner le spectateur par quelques approximations. 

Mary Elisabeth Winstead (« Death Proof » / « Die Hard 4 » « The Spectacular Now ») est excellente en quidam plein de ressources et se mute presque à la fin en « cousine de Ripley » la fameuse héroïne incarnée par Sigourney Weawer dans « Alien » !

 

NEKvmQEoBS7dOL_1_a

En résumé les clostros fleur bleue sont priés de passer leur chemin mais les amateurs de sensations fortes peuvent aller s’enfermer de leur propre chef dans les salles obscures !  

Posté par StefanoUS à 00:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Michael Crichton "Un illustre inconnu" Portrait

Michael Crichton : Portrait d’un «  illustre inconnu » , auteur scénariste, producteur et réalisateur  qui marqua l’Histoire du Cinéma !

 

career-filmmaker Michael Crichton

   A l’occasion de la sortie de « Jurrassic World » en DVD / BR il m’a paru judicieux de mettre en lumière un nom peu connu en France mais qui fut à l’origine de la saga « Jurassic Park » en écrivant le roman original dont est tiré le film de Spielberg !

Jurassic World Bande-Annonce 2 VOST

player" width="480" height="270" allowfullscreen="true">

 Michael Crichton a un parcours atypique et très intéressant ! Il était étudiant à la Harvard Medical School , écrivait des romans pendant l’été sous des pesudos et  obtint son diplôme de médecin !

crichton-2-500

 Même si ces parents, hostiles à son penchant pour le 7 ème art, lui ont imposé des cinéastes comme Kurosawa, Hawks , Bergman et Wells , il adorait le Cinéma d’Hitchcock : « Je suis intéressé par la manipulation du public »

 Lors de son expérience en tant que réalisateur il fit un parallèle avec son expérience de médecin « Tu dois agir vite et prendre des décisions rapides ». « Il y a toujours quelque chose qui se passe mal sur un film …Diriger est un métier très dur ! » Ce sentiment explique peut-être son parcours écourté de réalisateur, préférant l’épreuve de la feuille blanche à celui de la tension des plateaux !

 Pourtant sa filmo a démarré sur les chapeaux de roues avec « WestWorld »(1973) traduit en France par « Mondwest » où un robot-cowboy prenant les traits de Yul Brynner ( look quasi identique à celui des 7 mercenaires) « déraillait » dans un parc d’attractions.

e-et-cie-mondwest_original-3fc509b

 Le film mériterait une revision peut être indulgente mais faisait preuve d’originalité SF pour l’époque , une sorte d'ancêtre, cousin vintage de "Terminator" !

 Il enchaine ensuite avec un film méconnu mais pourtant très réussi « Coma » traduit en français par « Morts supectes » (1978) alliant ses 2 cursus celui de médecin (l’histoire se déroule dans un hôpital et dans l’univers médical) et son aspiration à « bouger le public » avec un thriller enlevé punchy et diablement efficace !

Coma Michael Crichton

 

 

En adaptant un roman de Robin Cook , Crichton offre à Geneviève Bujold un rôle fort et électrisant . Elle est vraiment convaincante en héroïne luttant contre les apparences et la machination dont elle est une victime potentielle ! Michael Douglas y tient un de ces premiers rôles Ciné. Le thème du film a pu influencer l’écriture de certains scripts (« The Island » « Extreme Measure »…).

Morts suspectes Michael crichton

 

coma-01

 

En 1979 Michael Crichton a réalisé « La grand attaque du train d’or » avec Sean Connery et Donald Sutherland . Le film a plutôt bonne réputation, nombreuses louanges et a reçu quelques récompenses ! A découvrir .

 

Les années 80 furent moins prolixes et heureuses en termes de réalisation et de souvenir pérenne (« Looker » 1981 thriller dans le milieu des mannequins avec un médecin comme personnage principal / Un manque de moyens et de vista pour le très passe partout « Runaway-L’évadé du futur » (1984) avec pourtant une idée originale et l’inconnu « Preuves à l’appui » 1989)

 

Michael Crichton fut l’auteur de bouquins (il a vendu 200 millions de livres) adaptés au Cinéma avec plus ou moins de bonheur :

 « Soleil Levant » (1993)  Philip Kaufman un polar interracial de bonne facture avec une scène d’ouverture sensuelle et d’anthologie

« Harcèlement » / « « Disclosure » (1994) de Barry Levinson Sujet intéressant avec Michael Douglas et Demi Moore mais pas forcément totalement abouti et finalisé

 « Congo » (1995) kitchissime et plutôt raté produit et réalisé par Frank Marshall associé de Spielberg

« Le Monde Perdu » 1997 suite de Jurassic Park

« Sphère » (1998) SF ésotérique et un peu alambiquée avec Sharon Stone et Dustin Hoffman

« Le 13 ème guerrier » (1999) film sous estimé efficace et pourtant réussi , resté longtemps dans les tiroirs réalisé par l’excellent John Mc Tiernam  

13 eme guerrier

Il coécrira pour le grand écran « Twister » (1996)  et… Jurassic Park » (1993) même s’il fut déçu par les coupes sombres effectuées par Spielberg par rapport à son roman original ! 

94412658

Michael Crichton créa aussi « Emergency Room » ER traduit par « Urgences » inspiré de son expérience d’interne ! Cette série marqua l’histoire de la TV par son traitement sur le vif des médecins au sein d’un hôpital de Chicago , le désormais célèbre Cook County ! Il révél notamment Georges Clooney et bon nombre d’acteurs et actrices y firent des apparitions plus ou moins récurrentes !

 

career-writer3 Crichton

Il décéda à l’âge de 66 ans et laissa 2 romans inachevés dont l’un « Micro » fait l’objet de rumeurs insistantes d’adaptation posthume .

     

 

Posté par StefanoUS à 00:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Avis Cinefeel sur Room de Lenny Abrahamson avec Brie Larson ,Jacob Tramblay ...

Avis Cinefeel sur « Room » de Lenny Abrahamson avec Brie Larson , Jacob Tramblay, Joan Allen … Sortie Cinéma le 09 Mars 2016

 

ROOM Bande Annonce VOST (2016)

La filière créatrice irlandaise a eu le vent en poupe en tant que fournisseur de rôle fort pour les actrices : « Brooklyn » de John Crowley et Saoirse Ronan et donc « Room » de Lenny Abrahamson et Brie Larson ! Les 2 réalisateurs sont irlandais et les 2 actrices ont concouru pour le St Graal de la « meilleure actrice » aux derniers Oscars 2016 !

L’histoire du film est inspiré par une histoire vraie et pourrait tomber dans le sordide , tellement le point de départ l’est quand même !

Une jeune fille se fait enlever et séquestrée, son ravisseur « vilain Nick » lui fera un enfant en captivité et elle l’élèvera dans une sorte de cabane « aménagée » jusqu’à l’âge de 5 ans. L’évasion sera alors possible grâce à un stratagème mais la libération (dans les têtes) ne sera pas effective tout de suite, le traumatisme laissant forcément des traces !

Dans la première partie du film, le réalisateur ne nous fait pas ressentir le huis clos. Il filme au plus près des personnages et nous montre cette relation mère fils fusionnelle, cette complicité par esssence ! Il multiplie les gros plans sur les visages des 2 protagonistes. 

roomroom-xlarge

Ce duo « cloisonné » suscite  l’empathie, en évitant le racolage et par petites touches nous émeuvent par leur quotidien pesant et l’envie viscérale de la mère de s’évader pour le bien de son fils.

Jacob Tramblay livre une performance épatante pour un gamin de 7 ans (l’âge de l’acteur au moment du tournage) incarnant Jack , aux allures de petite fille avec ses cheveux longs et symbolisant son côté « neutre » au niveau de sa vie ! Ce prisonnier de 5 ans n’a connu qu’un univers calfeutré et clos, son appréhension du monde extérieur ne va pas être si  simple.

« Je suis dans le dehors depuis 37 H !» 

Son naturel et sa qualité d’interprétation sont bluffantes et vecteurs d’émotions!(ces échanges avec sa mère, la scène des adieux à la « room » , meuble par meuble… Il fut casté à 1 mois du tournage au Canada ! Une nomination à l’Oscar du meilleur acteur n’aurait pas fait scandale tant l’enfant est juste et émouvant !

Le film a un traitement « naturaliste », simple et dépouillé (la première découverte est le ciel quand le gamin sort du tapis, l’éblouissement de la lumière extérieure, les nouvelles sensations de marcher sur le sol de l’hôpital…)

211080

Brie Larson (« States of Grace » / « The Spectacular Now » / 21 Jump street) est toujours sur le fil en mère connaissant le doute, l’angoisse et la dépression.

« Je suis une mauvaise mère »

« Mais tu es ma maman »

« Je le suis »

Le réalisateur et la scénariste nous invitent à un voyage dans l’intimité d’une relation entre une mère et son enfant avec justesse et pudeur . Emma Donoghue (romancière irlandaise) a fait un vrai travail d’écriture ciselé pour 2 interprètes au top et une réalisation au diapason !

Un des producteurs du film Adrew Lowe a présenté le film en disant « c’est un petit film mais un grand voyage ! »

4 nominations aux Oscars et statuette remporté e pour Brie Larson.

 

 

 

 

 

 

Posté par StefanoUS à 00:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Avis Cinefeel sur " LOVE " de Gaspar Noé avec karl Glusman, Aomi Muyock....

Avis Cinefeel sur « Love » de Gaspar Noé avec Karl Glusman, Aomi Muyock ,Klara Kristin…. Sortie Cinéma le Mercredi 15 Juillet 2015

LOVE de Gaspar Noé (Cannes - 2015)

 

oeil dessin 

Gaspar Noé tient une place à part dans le Cinéma français, peu « prolixe » , il « jouit » ( utilisation sémantique idoine en l’occurrence !) d’un profond attachement voir culte de certains cinéphiles et d’une vraie reconnaissance de son talent singulier auprès des professionnels.

Le film a fait l’objet d’une campagne marketing assez réussie , multipliant les affiches tapageuses, arty et plus que suggestives ! Cela a pu créer au moins une interpellation visuelle et intriguer au plus un « émoustillement artistique » aux accents seventies (âge d’or du porno exploité en salles) !

Quand le cinéaste ne « produit » que 3 films en 16 ans , à chaque fois à contre-courant et en se positionnant comme artisan-prodige visuel et aux sujets sulfureux , crus et sans concessions, forcément cela créée une certaine attente au moins pour les initiés !

« Seul contre tous » était volontairement «frontal, dépouillé, inconfortable et déstabilisant ». « Irréversible » , déstructuré dans la narration, apparaissait comme provocateur, glauque et dérangeant. « Enter the void » frôlait le film expérimental avec des mouvements de caméra improbables avec comme toile de fonds les paradis artificiels retranscris comme un trip visuel singulier et psychédélique.

« Love » allait –il donc déroger aux « stygmates » de l’œuvre si « revendiquée » de Noé ?

Bien sûr que non ! Tous les qualificatifs précités peuvent presque tous s’appliquer à son dernier film.

Gaspar Noé a voulu filmer une histoire d’amour d’un couple en montrant l’intimité sexuelle non simulée. « Love » serait  « Une Vie d’Adèle » version hétéro (Histoire fusionnelle et tromperie) encore plus crue avec la patte « scabreuse » du réalisateur ?!

En fait Gaspar Noé alterne le bon et le nettement moins bon. Des moments sont plutôt réussis : le triolisme filmé comme des tableaux (Noé est peintre et plasticien), la retranscription de l’intimité charnelle du couple, la steady-cam « fluide et bluffante » suivant la première rencontre du couple, l’utilisation de la 3D dans l’intime et certains partis pris de mise en scène… D’autres aspects volontairement plus « austères », hermétiques dans la forme « agressent » la rétine et repoussent l’adhésion : le cadrage répétitif de dos lors des monologues du personnage principal, les scènes fugaces de boites de nuit, kaléidoscopes colorés et troubles (rappel des backrooms gay de « Irréversible »), le côté creux au niveau des dialogues de certaines scènes…

Noé voulait monter une Love Story , passionnelle, fusionnelle, forcément sexuelle ! Et pour intéresser le spectateur le choix des acteurs étaient aussi importants.

Les interprètes sont des inconnus : Karl Glusman joue Murphy, cet « américain à Paris » version hard  sans grand charisme. Il a des faux airs de « Michael Shannon jeune » et a un côté antipathique (appréciation purement subjective, je vous l’accorde mais quand même !)

Aomi Muyock est un top model suisse, plutôt juste pour ce premier premier rôle, Electra  !

Noé n’avait sans doute pas le choix, vu les scènes de sexe « réelles » réalisées par ses interprètes devant la caméra. (Il avait proposé le projet au couple Cassel/ Bellucci avant Irréversible) Et pourtant on a le sentiment que le cinéaste a essayé de livrer son film le plus « grand public » (film interdit au moins de 16 ans) .

Après sa présentation en séance de minuit à Cannes lors du dernier festival et sa cohue nocturne de festivaliers encostumés, le film est en salles depuis le mercredi 15 juillet

« Love » fait naître un sentiment partagé où le spectateur (lors de la séance que des mecs !) découvre un film sur un couple aux accents intimistes, une pointe d’expérimentation, à la fois personnel et « fabriqué » et à l’intérêt contrasté et pas forcément fédérateur et universel comme peut l’être …l’Amour !?

Posté par StefanoUS à 00:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Tout pour être heureux de Cyril Glebat avec Manu Payet , Audrey Lamy, Aure Atika ...

« Tout pour être heureux »  de Cyril Gelblat avec Manu Payet, Audrey Lamy, Aure Atika…

(Sortie Cinéma 13 avril 2016)

Bande annonce Tout pour être heureux VF

Antoine quasi quadra, « musicien-arrangeur éternel adulescent » a du mal à supporter sa vie de famille entre sa femme avocate qui fait bouillir la marmite et ses 2 filles en bas âge. Les tensions se multiplient et le couple se sépare. Ce père démissionnaire désinvolte va devoir faire face à la gestion de ses 2 progénitures et mener de front le projet pro de la dernière chance ! A mi-chemin entre « Kramer contre  Kramer » et « New York Melody » mais avec un ton résolument « frenchy » et moderne « Tout pour être heureux » est une chronique douce-amère simple au charme évident. La difficulté  d’être  en couple, d’assumer sa paternité, Cyril Gelbat offre un rôle touchant à Manu Payet à l’interprétation juste accentuant son capital sympathie auprès du public.  

Posté par StefanoUS à 00:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Avis Cinefeel sur "La Loi du Marché" de Stéphane Brizé avec Vincent Lindon + Rencontre Forum des Images

Avis Cinefeel sur « La Loi du Marché » de Stéphane Brizet avec Vincent Lindon …Présentation officielle à Cannes Compétition le 18 mai 2015 /  Présentation de la génèse du film et de la collaboration entre Lindon et Brizé « ante-La loi du marché » au Forum des Images Paris le 10  mai 2015 CANNES 2015

Lindon_Briz__Light

Sortie Cinéma le 19 Mai 2015

Bande-annonce La Loi du Marché

oeil dessinoeil dessin

Le parcours du combattant d’un chômeur de plus d’un an, agé  de 51 ans face aux  dysfonctionnements du système, de la prise en charge au suivi par Pôle emploi en temps de crise , tel est le sujet du nouveau film de Stéphane Brizé !

Le réalisateur se pose en anthropologue « direct » d’un phénomène de société ; le chômage, sa prise en charge, sa gestion , la difficulté et  la faculté « inégalitaire » de chacun de rebondir.

Thierry (Vincent Lindon) est père d’un enfant handicapé et travaillait à l’usine, suite à un dégraissement il se confronte à ce nouveau statut de chômeur « longue durée «  (1 an et demi) aux portes de l’ASS , l‘Allocation de Solidarité Spécifique 500 euros par mois).

Le parti pris radical de Stéphane Brizé est de coller au plus près de la réalité, faire du cinéma social sobre, épuré, sorte de docu fiction alternant les plans séquences, des passages silencieux intimes, les images de caméra surveillance… Il veut capter l’intime du ressenti du personnage et la dureté de sa vie quotidienne.

De l’entretien avec le conseiller pôle emploi aux simulations collectives d’entretiens d’embauche en « séminaire de mise en situation » , au réel entretien via skype et à sa réinsertion en vigile de supermarché, tout est dicté par le sceau de la véracité et de la captation fictionnelle de l’authentique !

Car comme il l’a dit lors de l’entretien public au Forum des images, Stéphane Brizé passe du « dysfonctionnement de l’intime » (Mademoiselle Chambon/ Quelques jours de printemps) aux dysfonctionnements de la société avec « La Loi du Marché » !

Brizé a donc choisi Vincent Lindon pour incarner et faire passer cette multitude de sentiments : l’exaspération, la déchéance, la « rébellion rentrée » , la frustration  en un regard ou une mimique (la scène de « la pluie des critiques » sur la puissance de la voix, le rythme de parole, le regard fuyant…  des autres participants à l’entretien fictif Pole emploi).

Vincent Lindon EST tout simplement le personnage face aux autres acteurs non professionnels, il se noie physiquement dans l’anonymat de ce chômeur père de famille essayant de surnager face aux problèmes financiers (« Je ne fais pas la manche » lors de la vente de son mobile home).

Lindon a quand même réalisé « une maquette vidéo » d’une scène à la demande de Brizé afin de vendre l’idée et le ton du film aux producteurs (Conversation Forum des Images=CFI)).

Vincent Lindon dit « Je ne suis pas un acteur , je suis binaire : y a des scénarios qu’on a envie de faire et ceux qu’on a pas envie de faire » (CFI)

 « Stéphane a présenté un scénario aux producteurs du film mais en fait on recevait des mails la veille pour le lendemain pour le changement des scènes » (CFI)

Si Brizé « n’est pas un amoureux de l’image » , Lindon est un acteur perfectionniste et instinctif . Lors des CFI il a déclaré que ce qui lui importait dès le commencement des scènes au supermarché c’était la façon de tenir son talkie-walkie , le texte n’était pas primordial.

Vincent Lindon « sans fards » (il ne se maquille pas sur un tournage « comme Delon et De Niron, alors pour moi, non plus »CFI) avec une implication évidente a mis beaucoup de lui dans l’incarnation de son personnage.

Brizé utilise les codes du documentaire avec ce cinéma sur le vif, témoin du malaise social actuel où les chômeurs, les employés et les travailleurs pauvres peuvent être les dommages collatéraux d’un système protecteur vicié et d’un « monde social sans pitié » !

Le film , par son parti pris radical, traine quelques rares fois sur la longueur, mais reste au-delà de son aspect formel revendiqué un « instantané » poignant d’une vérité sociale encore actuelle.      

 Verdict

Prix d'interprétation masculine Cannes 2015 Vincent Lindon

"La Loi du marché" : la descente aux enfers d'un chômeur

  

 Briz__Lindon_2

 

        

Posté par StefanoUS à 00:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le Livre de la jungle de Jon Favrau sortie Cinéma le 13 avril 2016

« Le Livre de la Jungle »  de Jon Favreau  Sortie Cinéma 13 Avril 2013

"Cette histoire parle a tout le monde" - LE LIVRE DE LA JUNGLE

Qu’allait donc donner cette nouvelle version « moderne » du classique Disney adapté de Kipling alliant la motion capture, les prises de vue réelles et l’animation classique ? Jon Favrau (réalisateur d’ « Iron man ») parle de retranscrire les émotions au-delà du défi technique et visuel ! La clé de l’adhésion ou du rejet se trouve peut être effectivement sur ce point précis de l’affect et du « sentiment » ! Ce remake sur vitaminé (au moins au niveau des mouvements de caméra) a du mal à trouver son « genre » ! Certaines scènes peuvent faire peur aux enfants (tigre sanguinaire Shere Khan est très réaliste et le Roi Louis  immense orang-outan est plus que menaçant en despote des singes),l’ensemble manque cruellement d’un ingrédient indispensable : l’humour ! Ce mix des techniques enlève le côté enfantin au film qui faisait le charme du film d’animation-dessin animé classique de 1967 ? De plus l’enfant qui joue le « petit dhomme » Mowgli n’est pas, à mon goût , très expressif !

Les juges de paix seront les enfants en espérant que leur  rétine ne s’habitue pas trop vite à ces procédés techniques « trop propres » et manquant cruellement …d’humanité !

 Film vu en VF Eddy Mitchell pour le roi Louis et Lambert Wilson pour Baloo sont « ultra reconnaissables » donc pas forcément judicieux mais c’est un parti-pris ; en VO ce sont respectivement Christopher Walken et Bill Murray !

Posté par StefanoUS à 00:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Avis Cinefeel "The Lobster" de Yorghos Lanthimos avec Colin Farrell...

Avis Cinefeel sur « The Lobster » de Yorghos Lanthimos avec Colin Farrell , Rachel Weisz … Compétition officielle CANNES 2015 Sortie Cinéma Novembre 2015    CANNES 2015

"The Lobster" : les aventures farfelues de Colin Farrell                                                                                                                                                                   

oeil dessin -

 

Dans un futur proche, la société n’autorise plus les célibataires à vivre seul. Ils sont convoqués pendant 45 jours dans un hôtel pour trouver l’âme sœur. Si au terme du séjour ils ne sont pas en couple, leur apparence humaine prendra fin et ils seront changés en animal choisi au préalable !

A la lecture d’un tel pitch, l’excitation est de rigueur. Orwell n’est pas loin. L’auteur britannique de « la ferme des animaux » (où les animaux prennent le pouvoir) est connu pour son roman d’anticipation « 1984 ». Cette idée de monde liberticide et totalitaire est donc bien présente dans « The lobster » !

David (Colin Farrell) est donc célibataire divorcé, il va essayer de relever le défi accompagné de son frère en laisse puisque celui-ci a été transformé en chien !

Bedonnant, moustachu, mal dans sa peau David est prêt à tout pour échapper à sa transformation en « Lobster » càd en homard ! Colin Farrel fait une belle compo et retranscrit toute la frustration et les attentes limite maladives de son personnage.

L’absurde est clairement présent et bien exploité surtout au début avec un humour froid, décalé et inquiétant (les scènes avec Madame no feeling ou Miss «petits gâteaux »  avouant pratiquer la fellation et pratiquer la sodomie pour se trouver un compagnon…). Mais ce « non sense humor » ou « way of life » reste médium ou « bridé » dans sa mise en œuvre.

Malheureusement si le fond est bien présent, les thèmes de la pression sociale sur les célibataires indépendants, le poids des traditions, le travail , la famille et son image idéale , les enfants… sont bien vus et abordés d’une manière vraiment originale et très anglo-saxonne , british !

La forme va pêcher doucement mais sûrement vers l’ennui, le traitement austère, excluant peu à peu le spectateur ! Rien ne nous est épargné, les violons stridents par vagues, les ralentis, les plans fixes (certains diront le sens du cadre ( ?!)) et cette volonté d’accentuer le côté dramatique du film avec cette photo froide, triste, aseptisée, terne et épurée jusqu’çà l’excès !

Certes les intentions sont louables mais à force de vouloir retranscrire le sentiment « gris » des personnages rendent le film de plus en plus hermétique ! Certains sûrement vont adorer !

Le réalisateur grec a une approche trop cérébrale et « clinique » de son sujet pourtant vraiment original pour remporter l’adhésion ! Ce que Thierry Frémeaux appelait « un film à narration lente » synonyme de film « chiant » est  bel et bien présent dans la sélection cannoise de 2015 !

On se demande ce qu’un Kubrick aurait fait d’un même sujet !

Il n’est pourtant pas exclu de voir figurer « The Lobster » au palmarès final !

PS A noter la présence d'Olivia Colman l'enquêtrice de Broadchurch en directrice d'hôtel revêche !^^

Verdict: Prix du jury 

Posté par StefanoUS à 00:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Avis Cinefeel "Sicario" de Denis Villeneuve avec Emily Blunt , Benicio Del Toro , Josh Brolin

Avis Cinefeel sur « Sicario » de Denis Villeneuve avec Emily Blunt , Benicio Del Toro, Josh Brolin… Présenté à Cannes le 19 mai en Compétition Officielle Vu séance du matin le 19/05     CANNES 2015

Sortie Cinéma le 7 Octobre 2015   

'Sicario' Film-Makers Were Asked to Rewrite The Lead Role As A Man

oeil dessinoeil dessin 

  

 

 « Sicario » commence par une scène fracassante, une intervention commando musclée du FBI avec comme coordinateur une femme de terrain, Kate Macy (Emily Blunt). Villeneuve se serait-t-il trouver une filiation avec Peckinpah à la vision du morceau de bravoure initial ?

 Le film débute donc sur les chapeaux de roues avec une scène d’action percutante et efficace rythmée par une musique sous influence « Hans Zimerienne » très « tachycardie immersive » ! 

Le film va-t-il se continuer sur le même rythme ? En tant qu’amateur de thriller tendu la réponse par l’affirmative me tentait bien. Villeneuve va opter pour une solution intermédiaire. Il va construire le film de manière linéaire avec une respiration lente, saccadée au plus proche de ses personnages avec une « narration lancinante » .

Emily Blunt retrouve, après « Edge of tomorrow » un rôle d’action female heroe, rouage d’une machine qui va vite la dépasser.  Villeneuve nous la fait découvrir par petites touches. D’abord engagée pour ses compétences de terrain, fonceuse, elle s’avère être une idéaliste-boy scout confrontée à la nébulosité de sa hiérarchie et de sa mission. « Work-alcoolic » Kate sacrifie sa vie de femme au nom de ses idéaux et de sa soif de justice. Elle va vite déchanter et se retrouvera instrumentaliser par le système et les pratiques parallèles non officielles marquées par le non-droit et le contournement des règles beaucoup plus efficaces. Son personnage pourrait être une cousine de celui jouée par Jessica Chastain (analyste CIA happée par son travail d’anti terrorisme) dans « Zero Dark Thirty » auquel « Sicario » fait penser quelques fois formellement. Mais à la différence près, que dans sa lutte contre le Mal (ici les barons de la drogue) Kate subit plus les évènements qu’elle ne les maîtrise ou les provoque. Dans cette mission de démantèlement des cartels mexicains et d’un en particulier, elle va croiser l’énigmatique ancien procureur du Mexique (Benicio Del Toro excellent de « froideur psychotique ») collaborateur inquiétant aux méthodes expéditives.

Le personnage de recruteur du département de la défense (Josh Brolin) aux allures nonchalantes et cyniques complète le trio d’acteurs du film. 

Au  niveau de la forme, la réalisation est rugueuse et élégante. Villeneuve égraine sa mise en scène tendue de prise de vues aériennes « créatives » : Les vans chevrolet noirs du convoi du commando CIA/FBI entrant au Mexique font penser à des fourmis vues du ciel venues « grignoter » la bête de la corruption et du crime ! Certaines montagnes désertiques du Mexique sont filmées comme des monstres.

Le côté direct sans fioritures métaphysiques ni twists scénaristiques tranche avec son dernier film « Enemy », l’ambiance d’ensemble est singulière même si des cinéastes comme Soderbergh ou l’espace de quelques plans Mann peuvent être cités.

Le film assume son côté frontal , pourra en désarçonner certains par ses ruptures de rythme et son côté désabusé mais reste un film de genre efficace , un narco thriller froid et implacable.                

  

"Sicario": nouvelle bande-annonce du film avec Benicio del Toro

Posté par StefanoUS à 00:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Regard porté sur "The Tale of tales" de Matteo Garrone avec Vincent Cassel , Toby Jones, Salma Hayek....

Regard porté sur « Le Conte des contes » / « The Tale of tales » de Matteo Garrone avec Salma Hayek , Vincent Cassel , Toby Jones…présentation en Compétition officielle Cannes 2015 le 14/05 / vu le 16/05 Sortie Cinéma Juillet 

  CANNES 2015

Bande-annonce "Tale of Tales" de Matteo Garrone                                             

oeil dessinoeil dessinoeil dessin_

Le plan séquence du début du film donne le ton d’emblée. La steadycam suit un personnage de dos au pas alerte et affolé, d’apparence plutôt féminine. Il porte une robe colorée, « flashy moyenâgeuse », la chevelure est rousse et frisotée. Une impression de  Comedia dell’arte revisitée au vitriol  ou de « Cervantes déglingo »  se dégage, le visage ambivalent semble masculin.

La surprise va être de mise, l’outrance, la bizarrerie et la folie larvée vont s’imposer face à la tradition fleur bleue des contes classiques.

Garrone décide d’adapter librement des contes italiens de Giambattista Basile un auteur ayant apparemment influencé Perrault et Grimm. tale_of_tales_de_matteo_garrone_11409690lazlr

Le cinéaste va nous conter 3 histoires distinctes de rois et princesses aux aspirations jusqu’au-boutistes teintées de folie, de fantaisie, de cruauté : une reine (S.Hayek) prête à tout pour être mère, un monarque coureur invétéré, obsédé sexuel (V Cassel) et un autre légèrement fêlé (T Jones) voulant marier absolument sa fille !

L’univers visuel alterne entre les références picturales retranscrivant des ambiances esthétiquement « colorées » (lumières chaudes/éclairage à la bougie/ photo parfois froide) et d’autres  plus « artisanales » comme la scène de monstre marin traitée de façon kitsch, limite « facture » à la Corman (pape des séries B sans moyens aux USA dans les sixties).

Matteo Garrone livre un exercice de style sous influences multiples. Ses ainés transalpins peuvent être cités : Fellini, l’espace d’une scène avec des vestales aux poitrines généreuses, certains évoqueront les contes de Canterbury de Pasolini…

Sur le segment du roi et de sa fille à marier, on passe d’une scène grotesque à la Monty Python à une autre aux accents shakespeariens ! Les ruptures de rythmes peuvent déconcerter mais créent aussi une spécificité et une respiration singulière au film. Les poncifs du genre sont détricotés  ou réinventés (La « puce du roi » grandit assez vite !) . Les thèmes sur la beauté, l’élixir de jouvence, la damnation (pacte à conditions) sont  présents dans cette sorte de Game of Thrones façon renaissance sous acide  moins héroic et plus fantasy !

Garrone livre un film barré, ne laissant pas le public au bord du chemin mais au contraire, l’univers des contes de fées est disséqué pour notre plus grand plaisir. La princesse semble sortie d’un slasher movie ou de Carrie de De Palma quand elle trucide son mari, maculée de sang. bloody_princess

Le film n’est pas forcément toujours au sommet mais reste captivant par son étrangeté et son ambivalence sous-jacente ! La morale de cette histoire (les 3 contes distincts se rejoignent à la fin) se termine par une scène de funambule, sorte d’allégorie de la Vie capricieuse et impitoyable et surtout de nous, simples mortels, roturiers et rois , face aux aléas et aux évènements inattendus !

N’hésitez pas à vous plonger dans cet univers riche et secoué. Garrone est un habitué de Cannes comme le fut dans les années 80 Peter Greenaway cinéaste peintre britannique à l’univers barré auquel, l’espace de certains plans il peut faire penser !

Les acteurs sont excellents, Vincent Cassel fait une entrée remarquée dans le film donnant à son personnage instantanément une dimension loufoque. Cassel_Tale_of_tales_2

Le gars encapuchonné inquiétant faisant office d’oracle tentateur m’a fait penser à Marty Feldman , acteur globuleux habitué des films de Mel Brooks !

La liberté de ton, la virtuosité de la mise en scène, l’étrangeté artistique du projet (Thèmes, costumes…) devraient séduire Guillermo Del Toro (membre du jury Cannes 2015) auquel le film fait penser ! Réponse le dimanche 24 mai 2015 ! 

 

Posté par StefanoUS à 00:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Avis sur "The Man & Le Mans" de Gabriel Clarke et John Mc Kenna avec Steve Mc Queen

Avis Cinefeel sur Documentaire sur « Steve Mc Queen : The Man & Le Mans » de Gabriel Clarke et John Mc Kenna  Présenté à Cannes Classics le 16 mai 2015 concourant pour « l’œil d’or » en présence de Chad Mc Queen et des 2 réalisateurs  CANNES 2015

"Le Mans" - CRASH Porsche / Ferrari (S. McQueen) 1971 - HQ

« Ce film fait entendre la voix de Steve Mc queen » dit la voix OFF du documentaire et c’est vrai des enregistrements audio de la star de « L’affaire de Tomas Crown» du « King of Cool »  vont être entendus tout au long du docu et permettre de mieux cerner la personnalité intime de l’acteur des « sept mercenaires » !

« Je voulais mettre dans ce film ce que la course automobile représentait pour moi » dit-il et il y a mis les moyens ! Il a 38 ans, il est au top et dit à sa femme « Je veux Nous construire un empire ! » via sa société de production Solar qui vient de cartonner mondialement avec « Bullitt » !

 Steve Mc Queen a une passion pour la course automobile, on le voit participer aux 12H de Sebring de Floride , le pied cassé.

Mac Queen producteur de « Le Mans » engage un réalisateur qu’il connaît bien John Sturges (La Grande Evasion/ Les Sept Mercenaires ) !

Mac Queen commence le tournage et utilise des procédés novateurs pour l’époque, caméra spéciale embarquée sur le capot de la voiture !

C’est plus le projet d’un passionné d’un pilote que d’un acteur ! « La course automobile est aussi créative que le Cinéma »

Dès le départ ,Mac Queen n’a pas respecté une règle d’or il a commencé le tournage sans scénario , aveuglé par son statut de star et son amour invétéré de la course automobile.

L’acteur est un coureur de jupons invétéré et a une personnalité complexe et rebelle. (Il aura d’ailleurs un accident de voiture lors du tournage avec une assistante !)

Lors du tournage il était sous pression, paranoïaque (Il aurait été invité à la party précédant le meurtre de Sharon Tate par Charles Manson et n’y serait pas allé étant dans les bras d’une de ces nombreuses conquêtes !)

Après 10 semaines de tournage (9 juillet 1970) ,  1,5 million de dollars de dépassement et il n’ y avait toujours pas de script, Mac Queen insistait pour  incarner un  looser les producteurs voulaient une love story dans une des plus grandes productions de l’époque !  

Sturges jeta l’éponge il est remplacé par Lee Katzin !

Le docu nous montre aussi le rejeton Mc Queen, Chad, qui témoigne, victime d’un grave accident à l’âge adulte au volant d’un bolide à Daytona ! Bon sang ne saurait mentir pour expliquer cette passion pour la vitesse et le risque liés à la course automobile ! 

L’absence de scénario va pousser les producteurs à « doubler » des scènes de cascades pour avoir 2 alternatives, un grave accident va toucher un cascadeur lors de cette 2 ème prise.

Bref le tournage sera catastrophique, le film se terminera et ne fut pas un grand succès !

Le Mans est peut- être le « documentaire le plus cher de l’histoire du Cinéma »

Ce docu axé sur la personnalité de Mc Queen et les péripéties de tournage est intéressant car il met à jour le caractère complexe, intransigeant, borné puis pragmatique et peut être vulnérable d’un acteur ayant voulu « faire un film sur la course parceque ça lui tenait à cœur »

« Steve Mc Queen The Man et Le Mans » a un vrai sens du Cinéma , il est rythmé , un gros travail sur le son a été réalisé. Il apporte un éclairage original et « documenté » (le propre du documentaire !) sur une des stars US encore vénérée par de nombreuses générations !

   

 

Posté par StefanoUS à 00:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Portrait de Natalie Wood à travers "Splendour" de Géraldine Maillet (2014) et "Propriété Interdite " (1966) de Sydney Pollack

Portrait d'une star des sixties au destin tragique : Natalie Wood

Focus sur la personnalité de la star triomphante de "La prisonnière du désert"  "West side story" & "La Fureur de vivre"  à travers un livre "romancé" "Splendour" devenu une pièce de théatre et un film représentatif "Propriété Interdite" de Sydney Pollack 

 

Avis cinefeel sur « Splendour » de Géraldine Maillet paru début mai 2014 éditions Grasset

P1010549

 

« C’est qui Natalie Wood, d’ailleurs ? Une mélancolie en fourreau d’organza , quelques citations et coupures de presse , une erreur d’aiguillage…une écorchure cinégénique… » Géraldine Maillet nous propose de dresser le portrait, dans ces derniers instants, d’une femme aux bords de la crise de nerfs, voyant défiler sa vie de star, d’amante insatiable, de fille, de mère, d’épouse, lors d’une nuit « arrosée » à bord du yacht de son époux , le « Splendour »!

 

Le matériau du roman c’est bien Natalie Wood. Ancienne enfant star , de 10 ans la cadette de Liz Taylor, elle est une star des années 60 où adolescente elle trustait les rôles mythiques :

« La Fureur de Vivre » (1955) de Nicholas Ray avec James Dean, “La prisonnière du desert”(1956) de John Ford avec John Wayne , « West Side Story » (1961), « Spendour in the grass » d’Elia Kazan (1961) avec Warren Beatty …

 

Splendor in the Grass (1961) Trailer

 

L’actrice d’origine russe par ses parents connut donc la gloire, les amours « célèbres » , les « premières » d’Hollywood ! Mais le star system a son revers et son socle reste fragile ! Au début des années 70 Nathalie Wood a vu son étoile pâlir au profit d’autres actrices comme Jane Fonda ou Faye Dunaway ! Son couple  avec Robert Wagner, ancien jeune premier de la fin des années 50 (Prince Vaillant ) et star de TV dans les années 70/80 fut une histoire à épisodes , comme un soap à lui tout seul . Ils furent les Liz Taylor et Richard Burton du pauvre, ils se marièrent 2 fois ensemble !

 

Géraldine Maillet se fait la commentatrice de la vie de Natalie Wood en employant le « je » :

« J’observais l’existence éclatante devenir médiocre, les tiges flétrissaient, se vidant de leur verticalité et la mort arrivait avec majesté, plus fière et arrogante que n’importe quelle vie ! »

 

L’auteur porte un regard sans concession sur cette femme « imparfaite » mais aussi sur les circonstances de ce fait divers digne d’un épisode de Columbo sauf que la cause de la mort reste « non-déterminée »  selon le rapport officiel.

 

Comment une nuit d’excès de langage mais aussi de drogue d’alcool de comportement va aboutir au décès de l’actrice, retrouvée noyée.

 

Par le biais de cette nuit G Maillet raconte le mode de vie spécial de cette actrice avide d’amour, désabusée et subjuguée par la beauté de son amant de l’époque Christopher Walken , toléré à bord par son mari Robert Wagner !

 

robert-wagner-natalie-wood-christopher-walken1

Comment cette femme de petit gabarit (1m52) , acariâtre, capricieuse, blessante, névrosée va peu à peu sans le savoir tisser par son attitude (peut-être ) la toile de son destin funèbre !

 

G Maillet décrit les rapports compliqués qui unissaient le couple Wagner/Wood : Natalie Wood « se définit »  comme « Sa chose, son drôle de numéro, sa tarée de femme adorée, sa collectionneuse de coïts extra-conjugaux, sa trainée, autant que sa fierté ! »

G Maillet fait dire à R Wagner en s’adressant à sa femme : « Tu n’es pas faite pour être heureuse. Et je crois que ton malheur est plus supportable avec moi qu’avec n’importe quel homme. » 

« Une femme se résume-t-elle à ses hommes ? Ma liste est longue, prestigieuse, immonde, ravageuse. » Ses amants seront Nicholas Ray, Sinatra, Elvis Presley,Mc Queen, Beatty…

 

natalie wood_smcqueen_1963

Le temps qui passe pour une actrice est 10 fois plus meurtrier, dévastateur et impitoyable :

« Ma parano a pris cher depuis que je renifle plus souvent de la coke que de l’oxygène. Et que mes rides me font des doigts d’honneur ! »

Elle parle de Christopher Walken « un salop que j’aime depuis quelques semaines et qui a tout démoli sur son passage » 

Natalie Wood nous est montrée comme une femme fragile, frivole, superficielle mais victime du  système Hollywood  « happant » ses stars et les délaissant pour les nouvelles venues bien plus jeunes. G Maillet l’imagine parlant cru, détestable et aigrie, victime de ses addictions. C’est le portrait d’une actrice en situation de perpétuelle « souffrance » et rabaissement, le sexe serait une sorte d’exutoire.

« Oui je suis une garce incomparable. En rade dans le Pacifique et dans ma vie sans bande d’arrêt d’urgence »  G Maillet imagine le désarroi de Wood face à la déliquescence de son histoire d’amour avec R Wagner : « C’était quand notre dernier baiser ? …le baiser camisole…le baiser tombeau ouvert ! »

Natalie Wood, narcissique insécure, était en quête d’amour et de reconnaissance perpétuelle, complexée par son physique de petit brune, girl next door, face aux blondes peroxydées de l’époque ! (Marilyn Monroe/Jayne Mansfield)

G Maillet met les heures avant le drame ou du moins fige dans le temps chaque chapitre comme un compte à rebours romancé jusqu’à l’inéluctable.

« Le vertige s’est emparé de ma ligne de fuite «  « Au secours , au secours, je me noie… » (Au sens propre comme au sens figuré). « Je mourrai dans les eaux profondes. Celles de Santa Catalina.. Une banale noyade. Un suicide. Un meurtre. Tout ça à la fois. » 

G Maillet utilise des flash backs très cinématographiques, dévoile certaines anecdotes cinéphiles et a un style d’écriture fluide et agréable. Son roman (court) se dévore et utilise avec subtilité et talent cet épilogue tragique pour revenir sur la personnalité et le parcours d’une grande actrice hollywoodienne.

 Le livre va se muter en pièce de théâtre à la rentrée prochaine, septembre 2014, sur Paris avec Elsa Zilberstein en Natalie Wood !

Wood Young

« Tu sais , on a 2 vies… La deuxième commence quand on prend conscience qu’on en a qu’une »

 

Le complément idéal pour cerner la personnalité de Natalie Wood est « Propriété interdite » (1966) de Sydney Pollack adaptée d’une pièce de théâtre de Tennessee Williams (« Un tramway nommé désir »  « La chatte sur un toit brûlant » ).

 

Natalie Wood- This Property is Condemned

 

Le rôle de « Alva Starr »  a été écrit-adapté (Francis Ford Coppola co scénariste) spécialement pour Natalie Wood .

propriete interdite Rose Natalie Wood

 Elle y trouvera des échos dans sa propre vie et par certaines touches sera proche de sa personnalité. C’est une jeune femme de province, rêvant de la Nouvelle Orléans, aguicheuse qui aime  jouer de  son charme , elle a un besoin de plaire et de séduire permanent.

L’action se situe, en plein récession (années 30) à Dodson , petite ville dans le Mississippi. Owen Legate (Robert redford) agent des chemins de fer, débarque pour licencier des cheminots. Il va loger dans la pension que tient la mère d’Alva . Va commencer un jeu de séduction entre les deux personnages. L’indifférence du début va se transformer en sentiments.

Natalie Wood a eu des rapports conflictuels avec sa mère omni-présente qui géra sa carrière d’une poigne de fer .

Le personnage d’Alva est en attente de reconnaissance : « Les Hommes me trouvent belle ! Je ne suis pas n’importe qui ! »

Mutine et charmeuse Natalie wood

« Vous n’avez jamais eu la sensation de ne pas trouver votre souffle » dit Alva à Owen .

Owen à Alva : « Mais ça te suffit à toi aussi car tu n’es qu’un mensonge, Alva ! Tu n’es ni unique, ni spéciale, mais simplement... détraquée ! »

Scène où elle est saoule dans le restaurant car elle a laissé partir l’homme qu’elle aime et qu’elle a cédé à sa mère . Elle est capricieuse, imbuvable.

Sa mère dans le film est intrusive et forcément néfaste à son bonheur .

Tous les éléments du film, ces dialogues ont dû trouver une résonnance particulière auprès de Natalie Wood avec les similitudes troublantes de son parcours et de son carcatère avec le personnage d’Ava Starr (avec 2 « r » comme dit la star dans le film !)

 

Pour finir sur les « signes inconscients » du destin , la mère d’Alva dans le film fête ses 43 ans et c’est précisément à cet âge que Natalie Wood décédera en 1981 !

 

De plus l’actrice aurait été aquaphobe au point qu’un autre acteur lui tenait les jambes lors des scènes de la rivière où elle exhorte les hommes présents à se dévêtir pour rendre jaloux le personnage joué par Redford ! Le 1er rapport d’enquête sur sa disparition se conclua par « noyade accidentelle » !

 

« Propriété interdite » est l’un des plus beaux rôles de Natalie Wood , seule star du film , Redford n’est que « co-starring » au générique !

Natalie Wood nue

Elle est à la fois, rêveuse, ensorceleuse, anxieuse, outrancière, enjôleuse, énervée, amoureuse, lumineuse, excessive ! Ce qui explique peut-être qu’elle crève l’écran du fait du voisinage avec sa personnalité .Elle aurait appelé Pollack après avoir lu le script d’une traite et lui aurait dit « Je suis Alva » !

 

Ce sont aussi les premiers pas d’un très grand réalisateur , Sydney Pollack.

Pollack Wood Redford

Le film a déjà sa patte (plan de dos d’Alva en imper filmé comme un thriller romantique avec ceux des reflets des 2 personnages dans le bassin). C’est son 2ème film et il va tourner avec Burt Lancaster 3 fois de suite (Les chasseurs de scalps 1968/ The Swimmer 1968/ Un château en enfer 1969) . Il reviendra à un sujet ayant la récession des années 30 comme toile de fonds avec « On achève bien les chevaux » (1969) qui le rendra célèbre.

 

Sa longue collaboration avec la future grande star Redford se poursuivra 6 autres fois en plus de « Propriété interdite » et donnera des films majeurs comme « Jeremiah Johnson » 1972, « Nos plus belles années » 1973, « Les trois jours du Condor » 1975 et « Out of Africa » 1985 ! 

Posté par StefanoUS à 00:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Ciné Télex Feeling sur "The Assassin" de Hou Hsiao Hsien avec Chu Qi, Chang Chen...

CINE TELEX FEELING sur « The Assassin » de Hou Hsiao Hsien avec Chu Qi, Chang Chen …

Présenté en Compétition Officielle Cannes 2015 Sortie Cinéma 9 mars 2016  CANNES 2015

The Assassin Official Trailer #3 (2015) - Hou Hsiao-Hsien Action Movie HD

Hou Hsiao Hsien est considéré par l’intelligentsia culturo-pointue comme incontournable. La Photo relève de l’esthète (exigence chromatique,certains plans sont des tableaux vivants ou des ombres chinoises réelles). Les costumes sont beaux, majestueux et flamboyants. La narration est lente, contemplative jusqu’à l’excès. Le style est théâtral et le prisme et le parti pris d’ensemble sont proches de l’ascèse. Choc des cultures : Taïwan ! Abscons jusqu’à la pénibilité (histoire saccadée teintée de symbolisme aux accents shakespeariens), métaphorique et cérébral plus que film de sabre ou d’arts martiaux (certaines scènes de « combats » très éparses durent 10 secondes). Pas de sentiment médium à sa vision : Adhésion sans faille ou Rejet épidermique (un tiers des gens assistant à la projo est parti avant la fin/ le bruit des fauteuils qu’on rabat se calant, par moment, presque avec les tambours du film !)

Une oeuvre forcément qui divise par son rythme , ses parti-pris, sa "philosophie" de traitement (perfectionnisme porté sur le son , l'image) . Pas une question de génération mais plus de sensibilité , de perception  ! A vous de vous faire votre idée sur ce Cinéma "sensitif" pas si facile d'accès pour le grand public.  

Verdict : Prix de la mise en scène  

Posté par StefanoUS à 00:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Ciné Télex Feeling sur "The Green room" de Jeremy Saulnier avec Imogene Poots Patrick Stewart...

Ciné Telex Feeling sur « The Green Room » de Jeremy Saulnier avec Anton Yelchin, Imogene Poots, Patrick Stewart … présenté à la Quinzaine des réalisateurs le 17 mai 2015

Sortie Cinéma 13 Avril 2016

Green Room, de Jeremy Saulnier (extrait)

Auréolé d’un succès critique remarqué avec « Blue Ruin », 1er film de Jeremy Saulnier, ce dernier benéficia d'une sélection à la quinzaine dont son patron Edouard Waintrop synthétisait le film par « ça envoie ! » . Dont acte ! Entre le slasher et le survival , sanglant, crasseux , âpre, volontairement dérangeant. Quand Tarantino excelle dans la violence jubilatoire , Saulnier la filme de manière frontale, crue et met mal à l’aise , accentuant le côté creepy, gratuit et primaire du propos. Les amateurs de genre (très équilibrés psychologiquement) peuvent aimer, les autres peuvent passer leur chemin. Petit budget avec quelques trouvailles, ne révolutionne pas le genre et joue avec les codes connus ! Avec le professeur X (Patrick Stewart) en méchant coordinateur nazi froid et sans états d’âme. Imogen Poots , remarquée dans « Broadway Therapy » signe une prestation anonyme sous sa frange de musicos rock alternatif témoin d’un meurtre et blonde de service luttant pour sa survie . Un film de genre à la quinzaine why not mais un segment forcément restrictif avec un gros bémol sur le propos et la forme très stéréotypée .

Posté par StefanoUS à 00:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Cine Telex Feeling sur " A Perfect Day" de Fernado Leon de Arona avec Benicio Del Toro, Tim Robbins...

Ciné Télex Feeling sur « A Perfect day » de Fernando Leon de Arona avec Benicio Del Toro, Tim Robbins, Mélanie Thierry, Olga Kurylenko … Présenté à la Quinzaine des réalisateurs le 16 mai 2015 Sortie Cinéma indéterminée  CANNES 2015

A Perfect Day : Bande annonce teaser (2015)

Fin de la guerre des blakans une équipe de « plombiers de la guerre » membres d’une ONG à consonante écologique et humanitaire est confrontée à la levée d’un corps obèse mort sciemment déposé dans un puits d’eau afin de le rendre non potable. L’eau est un marché fructueux et une vraie Economie (régulation de l’offre) pour les profiteurs et les petites mafias locales qui la revendent aux habitants.

Entre les vieux briscards « aguerris » , Mambru (B Del Toro sobre et distancié) chef de troupe désabusé et compassionnel et B (Tim Robbins en « one man irrésistible » sur certaines répliques) chauffeur décalé à l’humour chevillé au corps comme rempart à la guerre , une nouvelle venue, Sophie (Mélanie Thierry) pleine d’énergie naïve fait son apparition.

Fernado Leon de Arona aborde le sujet délicat des ONG , la difficulté de leur travail en temps de guerre face aux drames quotidiens, la bureaucratie de l’ONU et les cas de figure « border lines » face aux autochtones  armés ou hostiles. Mais il choisit le recul ironique, le ton décalé comme fils directeurs pour permettre de décrire cette mission difficile et empreinte de doutes et de risques. La quête d’une corde pour tracter le corps obèse hors du puit devient un parcours du combattant tragi-comique. L’Humain est au centre du film et l'humour un moyen de mettre de la distance par rapport à l’horreur du quotidien.

Une mise en scène sobre et inspirée comme les interprètes de ce « Feel Good Movie aux pays des balkans aux paysages froids et arrides ». Un bon moment .

Même si le fait d'osciller entre la légereté et le parti pris de ne pas montrer de façon plus dure les dérives de la guerre (Volonté assumée par le réalistaeur qui s'est beaucoup documenté sur les ONG et sur la guerre des Balkans ) peuvent faire naître un sentiment de "choix intermédiaire légèrement insatisfaisant", "A perfect day" est un film sympa réussi avec un sujet grave en toile de fonds .              

Posté par StefanoUS à 00:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Avis Cinefeel sur "Selma" d'Ava DuVernay avec David Oyelowo, Carmen Ejogo, Tom Wilkinson....

Avis Cinefeel sur « Selma » d’Ava du Vernay avec David Oyelowo, Tom Wilkinson, Carmen Ejogo, Tim Roth, Giovanni Ribisi, Cuba Gooding Jr, Opra Winfrey… Sortie Cinéma le 11 Mars 2015  Vu en AVP le Dim 15 février 2015  

Bande-annonce : Selma - VOST

 

oeil dessinoeil dessin

Selma n’est pas une héroïne au sens propre du terme mais la ville du Sud « classique » du non respect du droit pour les noirs de s’inscrire sur les listes électorales. Comme bien d’autres elle est le théâtre des « brimades quotidiennes », des violences policières, des abus de l’administration à l’encontre de la communauté noire dans les années 60 et du dur combat pour le respect des droits civiques. Une marche protestataire partant de cette ville va en faire un symbole .

Martin Luther King , pasteur américain noir va prendre une dimension internationale et accentuer sa renommée avec l’obtention du prix Nobel de la paix à Oslo en 1964. C’est un peu avant la cérémonie que s’ouvre le film sur les coulisses de sa préparation avec sa femme et les doutes sur l’efficacité pérenne de son action. Cette scène du début montre aussi l’importance de sa femme et la difficulté de maintenir une osmose dans un couple quand on est si exposé et « accélérateur de conscience collective »  comme le sera Martin Luther King, un homme empreint de certitudes mais aussi de doutes.

 Le poids des responsabilités s’avère parfois pesant et Luther King « rêve » aussi d’être à la tête simplement et de manière ironique d’une petite église pour retrouver une vie plus sereine .

Sa foi, son charisme et son appréhension pacifiste, non dénuée de tactiques, du monde politique vont lui permettre de faire bouger les lignes. son parcours et son action seront jalonnés de dépit (« Mourir là ou ailleurs » dit il à sa femme quand il se rend à Selma ) et de « joies difficilement » arrachées à l’administration Johnson. 

Martin Oyonowo

King va donc décider avec le soutien des SNCC (Student NonViolent Coordinating Committee ) de faire une marche pacifiste de Selma à Montgomery près de Washington pour monter au monde entier l’aberration d’un système qui dénie le respect du droit de vote aux noirs ! (Impôt à payer/ parrainage/ refus de l’administration de valider les inscriptions, impossibilité d’être membre d’un jury …) Le film est instructif sans être didactique ou scolaire.

Mais cette marche ne se fera pas en un jour et le mouvement pacifiste va se heurter aux violences policières du shérif local , couvert par le gouverneur d’Alabama .

King part en croisade et dit « Nous négocions, nous manifestons, nous résistons » ! Son but : éveiller les consciences des blancs au-delà des religions et plus spécifiquement ceux de la maison ovale .

 Le prix à payer sera forcément cher en vies mais la citadelle de la ségrégation capitulera. l’émergence des médias et de la télévision qui filmera les violences perpétuées n’y sera pas pour rien.

Ava du Vernay signe un film intimiste , juste ,  documenté (l’insertion d’images d’archives à la fin avec Harry Belafonte, Sammy Davis Jr), à la facture classique (quelques rares  longueurs) , entrecoupées de scènes choc spectaculaires ponctuelles (attentat des petites filles noires, la répression policière sur le pont Edmund pelthus « entamant » le 1er essai de marche le « Bloody Sunday » cf photo d'époque  ).

Bloody_Sunday-officers_await_demonstrators

Elle évite l’écueil d’un traitement « à la serpe » coutumier chez un cinéaste comme Lee Daniels (le Majordome) et mène son entreprise avec finesse et retenue sans tomber dans le too much.

Elle réussit à décrire le long parcours semé d’embuches et de réticences pour aboutir à la résolution de ce « problème américain » avec l’adoption effective du Voting Rights act de 1965 !

David Oyelowo compose un Martin Luther King touchant et obstiné tout en charisme et en « douceur apparente » , une belle performance d’acteur tout en nuance . Carmen Ejogo, belle actrice, joue sa femme avec élégance et retenue.     

Certains cinéastes de renom n’avaient pas forcément réussi le traitement du problème noir aux Etats Unis à travers l’esclavage comme Spielberg avec le décevant « Amistadt » ou le « tire larmes » « La Couleur Pourpre » .Rayon réussite sur la ségrégation dans les régions du sud on se rappelle aussi de « Dans la chaleur de la Nuit » (1967) de Norman Jewison avec Sydney Poitier . Alan Parker avaient déjà abordé avec réussite le problème de la ségrégation dans l’Amérique du Sud des années 60 avec « Mississipi burning » (1988).

Ava du Vernay 

150112-selma-director-jhc-1358_e86fdb4825ccd8f11565600d6dabf301réussit un film sur une époque (l’administration Johnson, Edgar J Hoover) période cruciale pour la reconnaissance des droits des afro-américains à travers le prisme et l’action symbole d’un homme marquant de l’histoire du XX ème siècle , Martin Luther King.

NB : C’est « 12 years a slave » de Steve Mc Queen  sur l’esclavage noir qui a reçu l’oscar du meilleur film l’an dernier, mais le film partait favori ce qui n’est pas le cas de « Selma » n’ayant récolté que 2 nominations ! A noter pour le clin d'oeil que Brad Pitt a co-produit les 2 films via sa société de prodcution Plan B Entertainment !

 

Posté par StefanoUS à 00:52 - Commentaires [1] - Permalien [#]