Regard cinefeel/ Œil dans rétro sur « Marathon Man » (1976) de John Schlesinger avec Dustin Hoffman, Laurence Olivier, William Devane, Roy Scheider, Marthe Keller… Scénario de William Goldman  Dispo en Blu Ray + DVD

A l’occasion de la sortie de « Quartet » très joli film sur la vieillesse et première réalisation réussie de Dustin Hoffman, j’ai pu me rendre compte de la méconnaissance des classiques marquants dans lequel a joué ce grand acteur par nombre de twittos cinéphiles.

Marathon man

Marathon man s’ouvre sur une course poursuite stock-car « Bullit version papys » entre deux vieillards un juif et un allemand ancien SS. Les deux meurent dans l’accident ; Un jogger voit l’attroupement, les pompiers et cet écran de fumée. Son nom est Babe Lévy et il va être bien malgré lui impliqué à tort dans une histoire d’espionnage teintée de chasse aux nazis.  

Dans la filmo de Dustin Hoffman « Marathon man » se situe entre Lenny de Bob Fosse (1974) et Le récidiviste (1978) et « Kramer contre Kramer » (1979). Il campe un étudiant juif thésard en Histoire (il a quand même 39 ans à l’époque), s’entrainant pour le marathon et qui a pour frère un agent du gouvernement joué par Roy Scheider qui va mourir dans ses bras ! Il va se retrouver au centre d’une machination, coincé dans un nid d’espions et torturé par un bourreau ancien nazi revenu d’Uruguay récupéré son trésor de guerre, des diamants.

Le film vaut pour la confrontation entre le dentiste SS joué toute en subtilité et élégance malsaine par Laurence Olivier (Dr Szell, der Weisse Engel) et le quidam innocent ,Dustin Hoffman ,voulant sauver sa peau dont l’instinct de survie triomphera du complot !

Dans la série « Oldies but goodies », le film, même si dans son aspect formel est estampillé années 70, a gardé cette tension sur le fil du rasoir (ou de la fraise en l’occurrence !), musique de Michael Small  (voir Bande annonce) et cette maitrise propre au cinéma de Schlesinger sachant installer une ambiance singulière, pesante voir oppressante (Midnight Cowboy/ Le Jeu du Faucon/ Fenêtre sur pacifique)

Ce film est un incontournable dans la série des films années 70 type « Les trois jours du Condor » sur les manipulations du gouvernement et ses accommodations avec le légal et la droiture. En  clin d’œil cinefeel la scène de la maison m’a fait penser au « Witness » de Peter Weir. Si on reconnait un bon film à son méchant et à une phrase culte (ici c’est « Is it safe ? »)  Nul doute que « Marathon Man est un « fucking good movie » !